> BDz-Mag > Nos dossiers > Dossier : Bandes dessinées numériques natives

TurboMedia

mercredi 15 avril 2015, par BDZMag


Définition du Turbomedia
Eh bien c’est difficile de le définir car cette technologie est toujours en pleine évolution. Mais pour faire simple c’est avant tous un récit en images sur Internet sur lequel le lecteur contrôle le vitesse de lecture.

Cette particularité apporte une nouvelle dimension car la lecture devient active, l’auteur du récit peut définir l’ordre d’apparition des dialogues et animer le dessin selon les actions du lecteur.

TurboMedia : un nouveau paradigme pour la bande dessinée numérique ? [bleu]par Julien Baudry[/bleu] …Cliquez pour lire la suite

Nouveau, pas vraiment, en réalité. Mon attention a été alertée par le célèbre blog du Monde.fr de Sébastien Naeco, Le comptoir de la BD, dans un récent article. Je vous renvoie d’emblée à cet article, d’autant plus intéressant que Sébastien Naeco est allé interroger ledit Gilles Gipo sur sa vision de la bande dessinée numérique.
Or, ce qui m’a intéressé dans cet article (et dans la réflexion de Gilles Gipo en général) c’est l’introduction d’un terme différent au sein de la bande dessinée numérique, la notion de « TurboMedia ».

Ça ne vous aura pas échappé : la médiatisation accrue de la bande dessinée numérique a commencé et j’ai la sensation que, entre le début et la fin de l’année 2010, le sujet est devenu un passage obligé pour de nombreux médias. L’évolution serait intéressante à suivre, et j’ignore si quelqu’un l’aura fait quelque part, de la transmission médiatique de la BD numérique et la manière dont, en quelques années, se sont forgés les discours à son propos. Son point de départ naturel s’est trouvé être Internet, via des blogs et sites spécialisés tels que ceux de Julien Falgas, Sébastien Naeco, Yannick Lejeune… Sans que le terme « bande dessinée numérique » ne soit systématiquement employé, c’est bien de cette réalité de la bande dessinée en ligne que l’on parlait. Puis, à partir de l’année 2009, des sites de plus grande ampleur commence à en parler avec plus d’attention : Actuabd (dès 2008), Bodoï (dès 2008 à travers les blogs bd), Actualitté, et plus tardivement Du9.org, à qui revient toutefois le mérite de diffuser des articles plus réflexifs que descriptifs sur le sujet, tel celui de Tony sur la bande dessinée interactive (analyse dressée d’après mes piochages effectués sur le mode recherche desdits sites, donc fondamentalement perfectible). La raison principale de ce lancement médiatique en 2009 est la médiatisation de la grogne des auteurs contre les éditeurs sur la question des droits numériques, ainsi que la multiplication de structures éditoriales tout au long de l’année, et jusqu’au début de 2010 qui vit naître Les autres gens et se développer Manolosanctis, deux projets qui générèrent une médiatisation importante. Enfin, en 2010, on a vu fleurir des articles variés dans des revues papier plus (Télérama) ou moins (Livres Hebdo) généralistes. Dans cette revue de presse, Izneo se taille souvent la part du lion, j’y reviendrai. Cette même année 2010, d’ailleurs, l’université d’été du CIBDI d’Angoulême était consacrée au « trans-media / cross-media » sur les croisements entre la bande dessinée et d’autres medias, le numérique en tête. La bombe médiatique était lancée, et le salon du livre 2011 ne pouvait bien évidemment pas faire abstraction de la bande dessinée numérique : des auteurs de bande dessinée étaient conviés pour parler du livre numérique (Thomas Cadène, Fabien Vehlmann, Jean Léturgie, Fabrice Parme), Benoit Berthou et Sébastien Naeco animaient deux tables rondes sur le thème du manga numérique dans la journée de vendredi, et la matinée de lundi était marquée par une suite de conférences sur le thème de la BD numérique organisée par la CIBDI.
Et, dernier événement récent : une revue est apparue, entièrement consacrée à la bande dessinée numérique : BDZ. Elle présente le double avantage d’être elle-même en ligne et de se vouloir « impertinente », prenant le contre-pied du reste du monde médiatique.

Le TurboMedia et son blog

Revenons au blog de Gilles Gipo. TurboMedia, créé en février 2011, est un agrégateur de liens spécialisé dans un type de contenu, le « TurboMedia ». Le site affiche d’emblée le côté novateur du terme puisque le TurboMedia serait « un nouveau medium ». Je vais m’attarder un peu non sur le contenu de ses TurboMedia (pour cela, je vous laisse flâner vous-mêmes sur le site, qui apporte d’excellents liens : voir en particulier les blogs de Balak et de Malec, ou enfin le dernier opus de l’ingénieux Fred Boot, Cocteau Pussy.
La description qui est donnée du TurboMedia dans le bandeau-titre signale d’emblée le caractère hybride de son contenu, faisant écho au fameux « trans-média / cross-média » du CIBDI : « Des récits-dessinés-diapo, pour web et mobiles, à mi chemin entre : BD, cartoon et diaporama ». L’hybridation concerne deux caractéristiques du TurboMedia : son mode de lecture, et son appartenance à une catégorie médiatique. Concernant le mode de lecture, il se lit en ligne ou sur un support mobile (on pense d’abord au smartphone), l’un n’empêchant pas l’autre, on le devine. L’hybridation devient plus audacieuse quand il s’agit de catégoriser le TurboMedia par rapport à d’autres media puisqu’il est « à mi chemin entre : BD, cartoon et diaporama ». Le plus simple me semble de retenir les premiers termes employés, qui résument les trois aspects du TurboMedia selon Gipo : un récit (quel type de discours), dessiné (quel technique) en diaporama (quelle modalité de lecture). Le TurboMedia se veut donc l’appropriation d’une technique de défilement d’images par des dessinateurs qui vont créer des récits sous la forme du diaporama, avec cette idée que le lecteur doit cliquer pour accéder à l’image suivante. Il génère en quelque sorte lui-même le déroulement de l’histoire. L’idée paraît simple, mais elle permet en réalité une grande diversité d’œuvres et d’images.

Pour comprendre le TurboMedia, il faut aussi revenir un peu sur son histoire, pas si récente. Gipo le fait dans les premiers posts de son blog, et je me contente ici de reprendre ses mots. L’origine du TurboMedia vient du forum Catsuka.com : il réunit des dessinateurs de films d’animation, et on voit comment le TurboMedia est le fruit de spécialistes de l’animation, non de dessinateurs « d’images fixes ». C’est sur Catsuka que le terme apparaît en 2009, propulsé par Balak qui va d’une part créer les premiers TurboMedia « officiels », et d’autre part recenser d’autres projets semblables. D’autres dessinateurs s’en emparent alors, parmi lesquels Malec qui commence en 2010 la première publication régulière en TurboMedia. Le forum Catsuka reste aussi un lieu d’expérimentation important, de même que le site de partage DeviantArt. A partir des premières créations de Balak, utilisant la technologie Flash, ses collègues expérimentent à tout va en essayant de diversifier l’objet soit sur le plan technique (autre chose que flash), narratif (quels propos ?) ou simplement au niveau de l’inspiration graphique. L’enjeu est de se saisir de cet objet qu’est le TurboMedia, qui se définit d’abord par des caractéristiques techniques, pour le remplir d’images nouvelles et inédites.

L’enjeu terminologique à l’heure d’Izneo
Si j’insiste autant sur des questions de terminologie, c’est que, à mes yeux, elles ont leur importance, et d’autant plus à une période où le terme de « Bande dessinée numérique » tend à se faire coloniser par les gros sabots d’Izneo, la plate-forme de diffusion de bande dessinée en ligne du groupe éditorial Medias Participations. Réfléchir sur le nom, c’est savoir comment on va appeler, interpréter et catégoriser dans l’esprit de tous le nouveau media qui est en train de naître et qui nous permet de lire des récits en images sur Internet. De la même façon, jusqu’aux années 1960, le terme « bande dessinée » se partageait l’affiche avec ceux de « récits en images », de « dessin d’humour » ou de « comics ».
Certes, dans ces pages, j’utilise sans guère de précaution le terme de « bande dessinée numérique », plus par facilité et habitude qu’autre chose. J’avais déjà, au début du blog, tenté de distinguer « webcomics » et « blogs bd » pour éviter que toute publication de bande dessinée en ligne ne soit assimilé à un blog bd dont la vogue semble se dégonfler doucement. Nous sommes toutefois dans un moment d’entre-deux où les termes et les représentations se construisent, s’édifient doucement selon l’activisme des différents acteurs.

Alors quid du TurboMedia ? D’abord, pas question de confondre « bande dessinée numérique » et « TurboMedia » : dans sa définition, le TurboMedia implique un mode de lecture spécifique (le diaporama contrôlé par le lecteur) qu’il est loin de partager avec tout ce qui se fait en terme de BD en ligne. A la limite serait-il une modalité de la BD en ligne, et encore, cette idée ne me plaît pas complètement et, je pense, ne reflète pas la pensée des inventeurs du TurboMedia dont le but est justement de détacher la production de récits en images sur support numérique du tropisme envahissant de la bande dessinée. Il est intéressant de constater que l’initiative de « renommer » le media vienne de professionnels de l’animation comme Balak : c’est une manière de rappeler 1. que la BD n’est pas le seul media qui utilise des dessins pour raconter une histoire 2. que l’apport esthétique de l’animation pourrait être une valeur ajoutée évidente pour les créateurs en ligne. Car le format diaporama n’est pas là juste pour faire joli : il implique une nouvelle manière de dessiner qui est relativement proche des méthodes d’animation graphique où le spectateur ne peut envisager qu’une seule image à la fois (et non toute une page comme dans une bande dessinée). Le constat est simple : face à une technique nouvelle, il faut oser parler d’un media nouveau, ce qui passe sans doute par l’invention d’un nom entièrement nouveau.

Julien Falgas avait publié sur son blog une étude sur les termes employés pour parler de bande dessinée numérique dans la presse (il utilise pour ses relevés la base en ligne d’articles de presse Factiva) : en 2009, il remarquait la bonne santé du terme « bd en ligne », à égalité avec « bd numérique », tandis que « blog bd », surtout utilisé en 2007 tendait à être moins employé. D’autre part, il soulignait combien, pour lui, le terme « bd numérique » est une construction marketing lié au développement des albums numérisés. L’étude 2010, outre une expansion démesurée de la médiatisation, montre à quel point le terme de « bd numérique » gagne du terrain par rapport à « bd en ligne » dont l’emploi, en valeurs absolues, stagne. En d’autres termes, l’hypermédiatisation est corrélée à l’utilisation d’un vocable, celui de « bd numérique », adopté par la presse.
Je relie directement ce phénomène à l’arrivée d’Izneo et à l’emballement médiatique qui a suivi, porté à la fois positivement par un service marketing sans doute conséquent, et négativement augmenté par la grogne des auteurs (voire plus haut). En effet, Julien Falgas n’avait sans doute pas tort de souligner la logique marketing sous-jacente dans le terme « BD numérique ». Dans le cas d’Izneo, l’objectif semble clair : identifier la bd numérique et leurs produits qui sont des bandes dessinées numériques « homothétiques », c’est-à-dire des albums papier mis en ligne et accompagnés d’une interface de navigation spécifique dans la page. Que ce soit clair : ils n’inventent rien mais utilisent l’expérience emmagasinée avant eux par d’autres éditeurs comme AveComics, Digibdi ou Foolstrip, par exemple. La différence tient à la médiatisation qui en est fait (en particulier en dehors de la seule sphère des amateurs de bande dessinée) et au peu d’intérêt porté par Izneo sur la création numérique « native ».
Il n’est donc pas innocent que le terme de TurboMedia rejaillisse maintenant. Dès 2009, Balak avait conçu ce terme comme une réponse à l’apparition de la « BD scannée au parcours scénarisé » d’AveComics (si je ne me trompe pas sur l’éditeur visé par les propos de Balak). La place médiatique prise par Izneo mérite en effet de poser la question terminologique.
Jouons un peu les prophètes. Deux positions se mettent en place au début de la chaîne. D’un côté, pour ce groupe d’éditeurs papier intéressés par le profit qui peut émerger du public en ligne, la bande dessinée numérique est un terme idéal pour désigner une bande dessinée « numérisée », le glissement de l’un à l’autre étant facile. De l’autre côté, des dessinateurs en ligne, complètement affranchis du papier (ne l’ayant même généralement jamais considéré) incluent dans leur démarche expérimentale le fait de réflechir au nom que peut porter le media nouveau qui naît de la rencontre de plusieurs médias (bande dessinée, animation dessinée, outils numériques) : TurboMedia pour Balak et Gipo, bande dessinée interactive pour Tony, webcomics pour Julien Falgas. Dans ce dernier cas, les termes de « BD numérique » ou « BD en ligne » sont vécues comme trop restrictifs et impropres à définir les aspects et les expériences les plus novatrices de ce media, celles qui s’écartent le plus des habitudes de lectures et de consommation de la bande dessinée. On aurait donc d’un côté le terme « BD numérique » qui désignerait prioritairement la bande dessinée papier numérisée, et une diversité de termes, dont TurboMedia, qui désigneraient la création native originale. Les choses ne sont bien sûr pas si claires que ça, et il faudrait aussi considérer les propos intéressants de certains auteurs issus du papier (Fabien Vehlmann, Fabrice Parme, Thomas Cadène, Lewis Trondheim), qui ne sont pas dans ce débat sur la manière d’appeler le media (débat qui semble bien éloigné de considérations économiques et juridiques, tout aussi pertinentes). Tout de même, il me semble que, par rapport aux années précédentes où les enjeux numériques et web intéressaient encore peu le monde de la BD papier, une tension grandit entre deux conceptions de la bande dessinée en ligne, tension dont la question terminologique est un des marqueurs.

Dans le débat TurboMedia contre Bd numérique, je n’arrive pas franchement à me faire un avis : bande dessinée numérique présente l’avantage de s’ancrer dans un univers culturel préexistant qui lui donne un début d’identité. Le terme me semble pouvoir fédérer un ensemble d’œuvres déjà conséquent. Il appauvrit aussi l’effet de nouveauté qui pourrait donner du souffle au media dans son volet purement créatif et natif. En revanche, j’espère que le terme de TurboMedia pourra être promu à un bel avenir. A suivre, donc, comme toujours quand on parle de bande dessinée numérique.

BDzMag version Turbomédia



Le turbomédia, la vraie nouvelle BD ?




1. Les pères fondateurs, tu respecteras
Pour comprendre toutes les subtilités du turbomedia, le meilleur conseil reste d’en connaître son histoire. Pour cela, Geoffo & Mast ont réalisé une frise chronologique très complète permettant de comprendre les origines du concept, ses évolutions et ses figures phares. Avant de se lancer, mieux vaut donc voir ce que Balak, Matthew R Humphreys, Drazebot, ou encore le très volubile Malec ont déjà réalisé. Ça vaut le coup d’œil.

turbomedia_geoffo_mast_01.jpg

Geoffo, Stan Lee et Mast

2. Le rythme du lecteur, tu n’influenceras pas
Contrairement aux BD, mangas et autres comics, le turbomedia laisse au lecteur la possibilité d’être « le maître de son propre rythme ». C’est lui qui décide de passer d’un écran à l’autre, pas le dessinateur. Il convient donc de repenser complétement la narration pour distinguer les actions importantes de celles optionnelles. Un bon turbomedia, c’est avant tout un bon storytelling.

3. Dans le piège du vulgaire diaporama, tu ne tomberas pas
Si le format du turbomedia fonctionne si bien, c’est parce qu’il apporte un réel dynamisme au récit. Pour cela, l’auteur doit donc faire appel à des animations, des techniques et des effets pour créer une interaction à chaque écran avec le lecteur. Sans cela, le turbomedia ne serait qu’un vulgaire diaporama bon qu’à animer une conférence un lundi matin dans la salle de réunion du 3e étage de la COGIP. Attention toutefois à la surenchère.

turbomedia_geoffo_mast_02.jpg

Le duo en pleine présentation d’un turbomedia

4. L’écran, tu penseras toujours à exploiter
Il serait faux de penser que le turbomedia n’est qu’une BD numérique. Contrairement à cette dernière, qui n’est qu’un simple portage du format papier, le turbomedia est avant tout conçu pour occuper parfaitement l’écran sur lequel il apparaît. Lors de sa conception, il faut donc bien avoir les mots « tablette » ou « smartphone » à l’esprit et vouloir jouer en permanence avec la pertinence rétinienne du lecteur.

5. Les animations trop longues, tu éviteras
Le turbomedia tire également son inspiration du dessin animé mais ne tend pas non plus à l’imiter. Le mouvement est ainsi le bienvenu mais ne doit pas être envahissant sous peine de nuire à la sacro-sainte attention du lecteur. La solution consiste à ne pas faire des animations trop longues : plus l’animation insérée est courte, plus la qualité sera au rendez-vous. Une autre astuce consiste à utiliser une animation se répétant en boucle (pluie qui tombe, personne qui court dans un couloir sans fin, etc.). Cela passe souvent par l’intégration de gifs animés.

turbomedia_geoffo_mast_05.jpg
turbomedia_geoffo_mast_06.jpg

Exemples de story-telling tirés des turbomedias Marvel de Geoffo & Mast

6. L’usage du son, tu oublieras
Si le son peut sembler utile, son usage n’est pourtant pas conseillé. Le turbomedia étant d’abord un concept graphique, les informations véhiculées à chaque écran doivent avant tout être visuelles et on préfèrera donc l’utilisation d’onomatopées.

7. Le texte, tu écrèmeras
L’équilibre entre texte et image est capital. Contrairement à une planche de BD, le turbomedia ne peut pas se permettre d’avoir une quantité astronomique de texte par écran : il faut aller droit au but et élaguer un maximum les valeurs qu’on souhaite afficher. Libre à vous de vouloir faire un ersatz de « Blake et Mortimer » en turbomedia mais vous risquez de vous y casser les dents.

turbomedia_geoffo_mast_07.jpg

Ecran tiré de « Pax Arena », un turbomedia réalisé par Balak, Geoffo et Mast

8. D’expérimenter, tu ne cesseras jamais
Avec seulement cinq années au compteur, le turbomedia est encore jeune. C’est-à-dire qu’il reste encore beaucoup de territoires à explorer, de découvertes à faire et d’innovations techniques et narratives à apporter. A l’instar de Malec, auteur de turbomedias sans cesse tourné vers l’expérimentation, il ne tient donc qu’à vous de révolutionner le medium en laissant libre court à votre imagination. « Chacun développe sa propre grammaire », expliquent Geoffo & Mast. Osez et vous verrez bien ce qu’il adviendra.

9. Les effets, tu maîtriseras
Pour rendre dynamique le passage d’un écran à l’autre et, plus globalement, apporter une plus-value au récit, le bon usage des effets est obligatoire. Superposition de cases (effet overlay), évolution des cadres (rectangulaires, circulaire…), filtres de couleur, guider l’œil du lecteur vers autre chose (effet pan shot), flou, zoom… Les techniques sont nombreuses et variées. À vous de les apprivoiser.

10. Polyvalent, tu seras (si tu peux)
La polyvalence est bien évidement une corde rajoutée à l’arc de celui qui souhaite maîtriser le turbomedia. Avoir déjà travaillé sur différents supports (animation, papier) et posséder des notions de mise en scène sont des atouts pour la création. Même chose pour le code : avoir un certain bagage en la matière (notamment en Flash ou en HTML5 - qui représente l’avenir du concept) vous permettra de trouver de nouveaux effets et faire avance la cause.


Sources :

[bleu marine]blogs.e-artsup.net :[/bleu marine]http://blogs.e-…
[bleu marine]Ybrik-media.com :[/bleu marine]http://ybrik-me…
[bleu marine]Turbomedia.free.fr :[/bleu marine]http://www.turb…
[bleu marine]Phylacterium.fr :[/bleu marine]http://www.phyl…

Les articles du BDzMAG vous plaisent ? Alors aidez-nous à promouvoir le blog en les partageant avec vos amis d'un petit clic sur les boutons ci-dessous...

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.