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Témoignages d’auteurs

jeudi 14 mai 2015, par BDZMag

Juliette Merris a publié il y a quelques temps un article criant de vérité sur les réalités de l’auto-édition sous forme de dessins.
Je la remercie de nous laisser l’inclure dans ce dossier et vous invite chaleureusement a visiter son blog je veux un bébé.

Pour ceux que l’auto-édition intéresse

Généralement, on choisit l’auto-édition parce que :

A – On a envie d’autonomie… de LI-BER-TÉ !!!

B – Son projet a été refusé par une ou plusieurs maisons d’éditions !

(Rayez la mention inutile)

Puis, on décide quand-même de continuer alors que les signaux étaient négatifs :

A – Parce qu’on pense être un génie incompris.

B – Parce qu’on retentera l’édition plus tard (sur un mal-entendu, on peut conclure) !

C – parce qu’on est fêlé du bocal…

Parfois on pense à ça :

Heureusement, on trouve du soutien :


Cette vidéo m’a bien motivée aussi quand on connait tout ce qu’à réalisé Davy Mourier avec ses amis. (Poulpe, vous connaissez ?)

Bien s’entourer donc, sinon cela revient à écrire uniquement pour soi et n’être compris que par soi :

Il est très important AVANT DE COMMENCER à travailler de déterminer :

- Le format de son livre. Vous allez vite vous apercevoir que le format joue sur les devis car l’imprimeur met plusieurs pages de BD pour former un un cahier. Si les cahiers sont mal agencés, ils vous en faudra plus et c’est dommage d’en sortir 15 alors qu’en diminuant de 1 cm la largeur par exemple, tout votre ouvrage contiendra en 10 cahiers. L’imprimeur peut vous aiguiller aussi pour cela.

- le nombre de pages dont on aura besoin.

- Couleur, noir et blanc, bichromie. La couleur se calibre correctement afin d’obtenir un jaune, jaune et pas un jaune verdasse. Imprimer de la couleur coûte plus cher que du n/b et ou de la bichromie. CQFD.

Le poids. Parce qu’avoir un livre à 10 € auto-édité avec 12 € de port ça rebute un peu quand même. Les enveloppes en 40 x 50 cm ne rentrent pas non plus facilement dans les boîtes aux lettres, quoi qu’en pliant un peu…

La qualité du façonnage : pour me montrer que c’était solide, un imprimeur que je suis allée voir n’a pas hésité à prendre le livre le secouer en le tenant par les pages, le faire tomber par terre et me dire « Voyez, la reliure… Elle tient. »

La luminosité de l’écran n’étant pas celle du papier je vous conseille d’utiliser cette option d’Acrobat très pratique dans outils/prépresse/aperçu de la sortie cocher : « simuler la teinte du papier » pour vérifier vos teintes. Il doit y avoir un outil similaire sur InDesign.

Maintenant qu’on a nos devis, que l’on a choisi son imprimeur,

on peut se jeter à l’eau !

J’ai souvent lu que pour l’auto-édition il était conseillé de faire un tirage à 200 exemplaires car une fois que votre mère, votre grand-mère, vos amis ont gentiment acheter votre chef d’œuvre, il en reste 190 pour caler des tables. Si vous êtes comme moi et que vous avez peur de prendre un sapin, vous pouvez faire un sondage grâce aux questionnaires de gmail (google form). Il faut être précis car demander « Bonjour, qui serait intéressé par mon chef d’œuvre ? » n’est pas pertinent. Par défaut tout le monde dis oui.

Une fois que vous savez combien d’exemplaires vous voulez tirer, c’est le moment de choisir entre impression numérique ou impression Offset. Ce choix est facile ET TRÈS important.

impression Numérique = petite série et cher.

impression offset = seuil minimum de 500 ou 1000 exemplaires en fonction des imprimeries mais cela divise le prix de l’impression numérique par 4, 5 ou 6… proportionnellement aux nombres d’exemplaires souhaités.

On me souffle en commentaire que pour un tirage de 1000 et +, (petits et moyens formats) on peut choisir aussi d’imprimer en retiration (c’est comme l’offset, sauf que les deux côtés de la feuille sont imprimés en même temps, donc baisse des frais fixes). Merci Bichette !

Pour donner un nom d’imprimerie, Sepec, à Péronnas, propose des tarifs intéressants pour les petits tirages offset de BD, ils sont labellisés Imprim’vert.

Voilà les amis, c’était la minute du tuto de l’auto-édition » offerte par notre sponsor Rateauland spécialiste du manche en bois !

Demain, je vous prépare un tour de magie.



Pour approfondir

BD et auto-édition je l’ai fait et j’ai survécu de Christophe Andrieu

AUTOEDITION de BD sur le forum de cfsl.net

Groupe facebook :Les Auteurs auto-édités

Conseils pour l’auto-édition

Voir en ligne : Source

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Messages

  • Quelle démonstration époustouflante et tellement humoristique ! Bravo à Juliette Merris (dont je suis allée voir le blog, très humoristique aussi ; ça m’a donné envie d’acheter son livre, ce que je ne vais pas manquer de faire) et bravo aussi à Davy Mourier de l’avoir partagée. L’auto-édition est une vraie alternative à l’édition traditionnelle, mais l’auteur doit bien s’entourer pour s’éditer de manière professionnelle et s’assurer en amont qu’il a bien fait toutes les démarches indispensables. Mieux vaut perdre du temps avant de publier son livre que son argent après publication ;-)

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