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SCREEN-TELLING : QUELQUES CONSEILS POUR BIEN DEMARRER

lundi 4 janvier 2016

SCREEN-TELLING : QUELQUES CONSEILS POUR BIEN DEMARRER
C’est la nouvelle année : pourquoi ne pas en profiter pour vous lancer dans la BD digitale ?
Avec Nemo, Publier votre premier Ecran Dessiné devient aussi simple que d’envoyer un email ! Il vous suffit de créer un ED compatible (HTML 5) et de nous l’adresser. Extrait du Guide De Démarrage du Screen-teller (téléchargeable ici), voici quelques conseils pour apprivoiser le screen-telling et vous lancer dans la BD version 2016 !
Une fois écrit votre scénario (histoire et textes), Concevez le screen-telling avant de vous lancer dans la production : chacun sa méthode de création, mais il est essentiel de penser la mise en scène avant de se lancer dans le dessin lui-même, voire, si possible, de le faire en même temps que l’écriture scénaristique. Même le screen-telling changera sans doute un peu au cours du process, la mise en écran influe sur la production des dessins : elle implique des éléments séparés pour les apparitions ou mouvements. faire un vrai story-board évite alors les mauvaises surprises. (Joint à ce guide, vous trouverez un modèle de Story-board : celui de « Sécurité Routière »).
Bien anticiper le screen-telling vous épargnera bien des soucis une fois en production !
Point de départ essentiel : considérez chaque écran comme une page à part entière. C’est un espace où vous aller faire apparaitre cases, bulles, les faire bouger, les faire disparaitre, bref animer la mise en page.
Bien sur, vous pouvez animer des éléments à l’intérieur des cases elles-mêmes. Mais attention : tout effet qui ne va pas dans le sens de la narration est généralement une mauvaise idée, en particulier les animations : les effets déconcentrent le lecteur, voir l’agacent (ils se mettent en travers de l’histoire). L’objectif n’est pas de faire bouger pour le plaisir : cela doit créer chez le lecteur une sensation utile à l’histoire. Sinon, restez-en à la simple apparition des cases et du texte : bien maitrisé, c’est déjà terriblement efficace…
L’animation de la page doit servir le propos narratif pour que le lecteur reste concentré sur l’essentiel : l’histoire ! Ici, l’apparition des 3 cases "accompagne" l’atterrissage du vaisseau.
Autre point essentiel : tenez compte de l’interface ! Ne placez pas des éléments essentiels dans les zones de l’interface. (Dans le cas de Nemo, voir image et document gabarit joints au dossier : à gauche et à droite - zone lecture avant/arrière-, en haut à droite zone de l’indicateur de replay - et dans la zone d’appel du menu - bande en bas de 100px de haut).
Soyez attentif à la vitesse de lecture des textes. Si on lit en moyenne 3 mots/seconde, cela varie beaucoup d’une personne à l’autre… Notre conseil : lisez-le et multipliez votre temps de lecture par 2 ! Et pour les cas extrêmes, le lecteur pourra suspendre le déroulement de la timeline en relevant le pouce droit. C’est tout l’intérêt de l’interface TNR.
Nous avons opté pour une lecture horizontale parce que c’est le format esthétique idéal (nombre d’or !) et que cela permet une prise en main optimale de la tablette (vos mains sont latéralisées, que je saches !) Mais rien ne vous oblige à remplir la page en entier ! N’oubliez pas que la mise en page est un art clé de la BD, et que de laisser du vide permet d’organiser cet espace, y compris éventuellement pour le verticaliser… Devenez un champion de l’espace négatif : c’est grâce à lui que vous guidez l’œil du lecteur.
Evitez de démarrer une page « à blanc » : le lecteur est déconcerté s’il n’y a rien dans une page quand il la découvre : il se demande s’il n’y a pas un bug ! Sauf cas volontaire (effet narratif) commencez toujours la page avec au moins une image (par exemple un fond, ou la première case à 30% d’opacité, avant de la faire apparaitre totalement quand la timeline démarre).
En terme de contenu, la lecture sur tablette implique un rythme différent du papier, et donc des « quantités » différentes : le lecteur dispose de moins de temps et il est plus impatient. Il vaut mieux sur-découper et avoir une narration plus proche du Manga que de Blake & Mortimer ! Notre expérience montre qu’un bon écran doit contenir un maximum de 4 ou 5 images et qu’un épisode d’une série à suivre doit contenir entre 10 et 20 écrans : au-delà, le risque est grand que la vie autour du lecteur ne l’interrompe… Ce ne sont que des indications, mais il est en tout cas essentiel de comprendre que la BD sur écran offre un mode de lecture différent du papier : plus dynamique, plus exacerbé, mais avec un temps de concentration moins long…
Au delà du problème de concentration des lecteurs, un écran se lit comme une unité de sens narratif (ce qui n’est pas forcement le cas d’une double page de BD. Trouver le bon compromis entre dynamique et contenu narratif est essentiel pour garder la lecture fluide et efficace.
Attention aux boucles ! Vous pouvez créer des effets en boucles en créant une timeline annexe que vous déclenchez à un moment précis de la timeline principale (ex : pied de la fille qui tape dans la page 2 de « Panne d’essence »). Pour cela, créez cette timeline secondaire, puis insérez une « Action de Timeline » qui la déclenche, au bon moment de la timeline principale. Mais attention ! : si le lecteur revient en arrière, et lit la timeline principale à l’envers, il faut que la timeline annexe s’arrête ! Pensez donc à placer une action de timeline d’« Arrêt » de votre timeline annexe, juste avant l’action de « démarrage ». Et le tour est joué !
Narrations alternatives : la tentation est grande de créer des itinéraires alternatifs dans la lecture. C’est possible, mais rappelez-vous que la BD est de la lecture, et pas du jeu. Le Lecteur suit votre fil de pensée, il ne crée pas le sien. A vouloir le faire jouer, vous risquez de le perdre… Prudence donc. Par contre, l’enrichissement des pages est possible via de liens qui font apparaitre des bonus. N’oubliez pas alors d’inclure le bouton de fermeture d’une image pop-up, ou un lien de retour d’une page cachée… (la méthode la plus simple pour créer ce genre de pop-up est de créer une timeline supplémentaire ou le contenu « pop-up » apparait, laquelle est déclenché par un clic sur un objet de la timeline principale, image ou texte.
Signalez les bonus : autre point essentiel concernant ces narrations alternatives, ou même les zones cliquables en général : comment informer le lecteur qu’il doit chercher un élément caché ? Les chances que le lecteur tapote tous les écrans sur toutes leurs surfaces à la recherche de secrets sont infimes ! Il faut donc les signaler… sans que cela ne gâche la narration principale ! Par convention, dans Nemo, les zones tapotables sont indiquées par un contour jaune léger qui apparait à 50% durant une seconde (voir par exemple dans Sécurité routière, en page 2). Si vous voulez être absolument sur que tous les lecteurs les lisent (et pas seulement les plus curieux !), faites « blipper » ce contour régulièrement (toutes les secondes)… à moins d’un autre artifice plus directement lié au contenu de la page. A vous de voir…
Pour finir, et par-dessus tout, gardez en tête que vous ne travaillez pas pour vous, mais pour le lecteur ! Pensez à ses émotions, son plaisir, sa surprise, frustrez-le et récompensez-le, bref, mettez-vous dans sa peau !
L’apport de la mise en scène implique aussi d’anticiper le travail en créant un vrai story-board : le dessinateur peut alors préparer tous les éléments nécessaires au screen-telling.
VOUS NE VOUS SENTEZ PAS UNE ÂME DE SCREEN-TELLER ?
Si vous êtes dessinateur ou scénariste et avez envie faire de la BD digitale, mais ne savez - ou n’avez pas envie de - faire la mise en scène digitale vous-même, ce n’est pas grave !
Si votre projet séduit le comité des auteurs Nemo, nous pouvons vous mettre en contact avec l’un des screen-tellers qui travaillent déjà avec Nemo. Si vous tombez d’accord, il pourra travailler avec à vous partir de votre scénario, pour concevoir et réaliser la mise en scène et la fabrication technique de votre ED.
Pour cela, contactez Nemo avec votre projet (scénario et intentions visuelles) et nous vous dirigerons vers le partenaire idéal pour votre histoire : nemo [@] nemoeditions [.]com
Mais n’oubliez pas aussi de regarder autour de vous : internet ou les écoles de graphisme regorgent de jeunes talents à la fois passionnés par la BD et le motion design ou la réalisation. Le troisième larron de votre bande n’est peut-être qu’à quelques clics, sur Facebook ou twitter !
Découvrez l’intégral du guide, y compris les conseils techniques et les conditions (plus que favorables !) pour devenir auteur d’Ecran Dessiné avec Nemo sur la page dédiée : http://www.nemo…

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