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Plus si entente - FRÉMOK

vendredi 2 juin 2017, par Dominique Goblet, Kai Pfeiffer

Résumé :

Dans un désordre indescriptible, une femme seule, entre deux âges, cherche des hommes sur un site de rencontre.

Dans ce monde fantasmatique où tout est possible, elle se vit maîtresse d’un grand jeu érotique où les hommes, sous le charme consentant de son emprise, se soumettent avec docilité à des épreuves de sélections aussi embarrassantes que fatigantes. Les candidats sont appelés à se distinguer par des “petits travaux” qui progressivement, prennent une forme de Grand Ouvrage.
Au départ, il sera question de déplacer des livres sans savoir où les ranger, puis de creuser quelques trous pour retrouver un hypothétique chien mort, pour enfin, entreprendre la construction d’une piscine. Dans cet espace où elle peut contrôler le devenir des choses, elle convie tout ce qui tracasse ses pensées. On voit ainsi déambuler, tout en même temps, à travers la maison et le jardin, une enfant filiforme en maillot de bain, un buisson aux formes suggestives, l’ex-mari regretté, ses feuilles d’impôts, des homards qui parlent et une centaine de candidats, mignons et corvéables. Tout ce joli monde se retrouve à moitié nu, dans ce jardin absurde et joyeux, presque enchanté.
Mais de page en page, le sens apparaît, l’imaginaire se connecte au Réel et ces hommes rencontrés sur le Net, c’est une évidence, jamais elle ne les croisera.
Le jardin extraordinaire est une pure échappée, un moyen de rester à distance du grand vide, ce creux, ce trou béant, ce drame auquel le couple n’a pas pu faire face : la perte d’une enfant disparue quelques années plus tôt dans les eaux d’une piscine olympique.
Plus si entente, c’est le refuge de « la Mère ».

Co-édition avec Actes Sud BD

Le mot de l’éditeur :

Dominique Goblet est née en 1967 à Bruxelles et a étudié l’illustration à l’institut Saint-Luc. Elle expose régulièrement peintures et sculptures, en Belgique comme à l’étranger. Ses techniques mixtes et ses influences multiples sont mises au service d’une écriture graphique unique. Son premier livre, Portraits crachés (Fréon, 1997) recueillait récits et images parus dans les revues emblématiques du renouveau de la bande dessinée des années 1990.
Son livre autobiographie Faire semblant, c’est mentir (L’Association, 2007), commencé douze ans auparavant, vient montrer la cohérence d’une oeuvre qui s’interroge tant sur la représentation et l’intime que sur la fiction et le temps.
Chronographie (L’Association, 2012) recueille depuis 2002 des portraits qu’elle fait de sa fille et que sa fille fait d’elle, puis vient Les Hommes Loups (Fremok, 2012) : ici, elle tire de ses carnets une série de dessins composant un rêve agité, un feu de couleurs où se mêlent souvenirs d’images de famille, peurs de poils, de dents et d’os.

Kaï Pfeiffer est né en 1975 et vit à Berlin.
Artiste touche-à-tout, sans étiquette, cofondateur du collectif Monogatari, il réalise son premier livre Opérations Esthétiques (Le Dernier Cri, 2000) et publie des reportages en bande dessinée.

  • Dessinateur : Kai Pfeiffer
  • Scénario : Dominique Goblet
  • Éditeur : FRÉMOK
  • Date de parution : 01 oct. 2014
  • Collection : Hors Collection
  • Format : 23 cm x 31 cm
  • ISBN-13 : 978-2330030513
  • Illustration : Couleurs, noir et blanc

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