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Les chiffres

samedi 11 janvier 2014, par BDZMag

En 2012

  • BD franco-belge : 20 300
  • comics : 10 200 (scantrad compris)
  • manga : 8 200 (tomes complets, pas de chapitres)
  • magazines de BD : 3 700
  • petits formats : 3 100

Total : 45 500

En 2013

  • BD franco-belge : 23 000
  • comics : 15 240 (scantrad compris)
  • manga : 9 100 (tomes complets, pas de chapitres)
  • magazines de BD : 5 300
  • petits formats : 3 900

Total : 56 540

On compte 11 040 scans de plus que l’année dernière, dont 5040 comics, car les teams de scantrad ont fait un gros travail en 1 an (bien que quantité ne soit pas toujours synonyme de qualité). Pour la BD franco-belge, sur les 2700 scans ajoutés, beaucoup de nouveautés sont issues de webrips. La tendance va s’accroître dans les années à venir si on en juge par ce qui se passe pour les comics US avec les teams digital. Chaque mercredi, entre 50 et 100 nouveaux scans sont diffusés dans les heures voire les minutes qui suivent la mise en ligne sur les sites de vente.

La diffusion sur les newsgroups n’a pas toujours été aussi immédiate que maintenant. Il y a encore quelques années, un délai d’un an entre la parution et la mise en ligne était respecté par les teams de comics US. Concernant la BD franco-belge qui nous intéresse en premier lieu, les newsgroups ne sont clairement plus un lieu de diffusion privilégié. Emule, les forums de Direct Download ou les Torrents sont aujourd’hui les principaux vecteurs de diffusion de BDz.

Nous rappelons que l’offre payante en BD franco-belge représente tout juste 7500 titres (d’après le rapport annuel de l’ACBD) contre 56 540 pour l’offre pirate.
Ce décompte a été réalisé sur une bibliothèque virtuelle privée. Cela représente la totalité des scans existants à l’heure actuelle.
Mais ces scans ne sont pas tous trouvables sur les réseaux publics. L’offre est beaucoup moins importante. A cela plusieurs raisons : peu de sources ou beaucoup de liens morts qui font qu’à peine 40% des scans recensés sont téléchargeables.

Il y a peu de temps Izneo s’amusait avec des chiffres (Voir l’article).

Ainsi, à raison d’une BD chaque soir, avant de s’endormir, les « plus de 6000 BDs » disponibles chez Izneo représenteraient 16 ans de lecture. Ce qui est presque juste : à raison de 365 jours par an, avec tous les quatre ans, une année bissextile, cela représente 5844 BDs. Donc, on pourrait bénéficier d’un peu plus de 16 ans, de fait, plutôt 16 ans et quelques mois… Cela dit, on ne nous dit pas combien de temps on passe à lire une BD.


Izneo communique sur des chiffres relevant de comportements plus qu’hypothétiques de leur clientèle potentielle. On se doute qu’aucun de ses abonnés ne pourrait ou ne voudrait se payer une BD numérique tous les soirs pendant 16 ans. Par contre Izneo a choisi de ne pas communiquer sur ses résultats de ventes en ligne.

Nous aussi, nous avons voulu faire un exercice mathématique dans le but d’essayer d’évaluer combien de personnes téléchargent en France.

Autant vous prévenir tout de suite, le protocole utilisé est approximatif…

Nous avons choisi trois sites représentatifs, deux qui utilisent le Direct Download (un forum et un blog) et un tracker BitTorrent. Nous avons relevé le 6 novembre 2013, le nombre de téléchargements de Astérix chez les Pictes ou le nombre de lectures de chaque fil de discussion (le nombre de vues ne correspond pas forcément à un téléchargement, mais nous admettrons que c’est le cas).

Les captures d’écran ci-dessous montrent, dans l’ordre, les chiffres du forum, ceux du tracker et ceux du blog.

Le 2 janvier 2014, nous avons relevé les compteurs, et voici ce que cela a donné :

Si on additionne les chiffres du 2 janvier 2014, on obtient déjà plus de 40000 téléchargements.
Pour continuer dans notre estimation sur la base de notre expertise des sites à partir desquels il est possible de télécharger, il nous semble réaliste de multiplier ce total au moins par 5.

Cela donnerait un résultat supérieur à 200000 téléchargeurs potentiels qui auraient lu le dernier Astérix en numérique sans le payer.

Ne connaissant pas, et pour cause, les chiffres de vente d’Izneo, on peut néanmoins affirmer qu’ils sont bien loin d’atteindre ce résultat.


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